Opéra de Richard Wagner
Direction musicale Philippe Jordan
Mise en scène Günter Krämer
Distribution
Robert Dean Smith Siegmund
Günther Groissböck Hunding
Falk Struckmann (31 mai, 5, 9, 16, 20, 29 juin) / Egin Silins (13, 23, 26 juin) Wotan
Ricarda Merbeth Sieglinde
Katarina Dalayman Brünnhilde
Yvonne Naef Fricka
Marjorie Owens Gerhilde
Silvia Hablowetz Waltraute
Wiebke Lehmkuhl Schwertleite
Barbara Morihien Helmwige
Helene Ranada Siegrune
Nicole Piccolomini Grimgerde
Atala Schoek Rossweisse
| Horaires : | 31 mai, 5, 9, 13 (14h), 16, 20 (14h), 23, 26, 29 juin 18h |
Rien, dans le prélude cinglant et cruel qu’est L’Or du Rhin, ne pouvait annoncer le miracle de La Walkyrie, son grand flamboiement. Dans l’ensemble du Ring, sa place est claire : elle nous montre la splendeur des dieux menacée et prépare la venue de l’homme libre et neuf, Siegfried. Mais Wagner s’immergea avec passion dans l’histoire des jumeaux maudits et sublimes, Sieglinde et Siegmund, et dans celle de Wotan et sa fille chérie, Brünnhilde. La passion règne sans partage sur La Walkyrie. Et sa puissance est tellement supérieure qu’elle ignore la différence entre les mortels et les immortels, et les soumet tous. Les forces opposées – Fricka et Hunding – ne font qu’exalter les sentiments et en faire des questions de vie ou de mort. Wagner n’a pas eu besoin de mythologie pour créer ces inoubliables personnages, qui ne sont qu’humains et emportés par la force tragique de l’existence. Le premier acte avec son héros blessé, la coupe partagée et l’amour illuminant soudain la nuit, l’intrusion brutale du printemps dans le lugubre logis, les envoûtants monologues du deuxième, les soudaines démences de Sieglinde et la mort de Siegmund, le rocher des Walkyries et les adieux de Wotan à Brünnhilde, le feu envahissant le monde et la musique : il n’y a peut-être pas de plus beau et plus poignant livre d’images dans l’histoire de l’opéra que les trois ates de La Walkyrie.