Opéra de Giuseppe Verdi
Direction musicale Carlo Rizzi
Mise en scène Graham Vick
Distribution
Giacomo Prestia Filippo II
Stefano Secco Don Carlo
Ludovic Tézier Rodrigo, marchese di Posa
Victor Von Halem Il Grande Inquisitore
Balint Szabo Un Frate
Sondra Radvanovsky Elisabetta di Valois
Luciana D’Intino La Principessa Eboli
Jason Bridges Il Conte di Lerma
| Horaires : | 11, 17, 20, 24, 27 fév, 2, 5, 8, 12, 14 (14h30) mars19h |
Don Carlo est une commande de l’Opéra de Paris (Académie Impériale de Musique). Après avoir hésité entre différents livrets, Verdi s’enthousiasma pour un scénario tiré du drame de Friedrich Schiller, Don Carlos. Ecrire pour l’Opéra de Paris revenait, à l’époque, à se plier à une esthétique « grand opéra » instaurée, en particulier, par Meyerbeer : outre le fait qu’elle devait être chantée en français, l’œuvre devait comporter cinq actes, traiter de grandes passions alliées à de puissants intérêts historiques, présenter des situations spectaculaires susceptibles de donner lieu à des mises en scène fastueuses, inclure de grands chœurs et un ballet, etc. Verdi se plia donc à ces exigences. Mais dans les années qui suivirent et pour les théâtres italiens, il écrivit d’autres versions de l’œuvre, dont celle, choisie pour les représentations d’aujourd’hui, restructurée en quatre actes, qui supprime l’acte I (Fontainebleau) de la version française et le ballet. Don Carlo est un drame intimiste, où les rapports humains sont broyés dans la machine du pouvoir. De tous les opéras de Verdi, c’est sans doute le plus le sombre et le plus amer. Sur le plan musical, bien qu’elle soit encore divisée en airs, duos, trios, etc, l’œuvre évite toute rupture véritable entre les morceaux, montrant en cela sa parenté avec le romantisme allemand.